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Turquie : le Président Erdogan piégé par son choix d'anticiper les élections

Qu'ils soient pour ou contre Erdogan, la situation politique rappelle aux Turcs un dicton millénaire : celui qui part à la chasse, peut être chassé !


Le Président turc n'est plus sûr d'avoir pris la bonne décision en anticipant sa réélection, ainsi que celle de son parti au pouvoir AKP qui forme depuis peu, une coalition avec les «loups gris» du parti nationaliste MHP.

La conjoncture économique du pays allant de pire en pire, Recep Tayyip Erdogan et son acolyte Devlet Bahçeli, chef des nationalistes, ont hâte d'être réélus, avant d'affronter une catastrophe financière annoncée : la monnaie turque est dépréciée de 30 % devant le dollar américain, et la Turquie doit payer une dette de crédit supérieure à ses réserves de devises, fin 2018.

Le Président a donc décidé d'anticiper les élections présidentielles et législatives d'un an et demi. Les Turcs iront aux urnes le 24 juin pour élire leur président et leurs députés. Le premier choix est majeur, depuis que la Turquie s'est mise au régime présidentiel doté de plein pouvoirs.

L'opposition s'attendait à cette anticipation, depuis la formation de la coalition AKP et MHP fin février. Malgré le délai de deux mois, très court entre l'annonce et l'exécution des élections, ainsi que plusieurs autres contraintes administratives sur mesure pour servir le pouvoir en place, elle a relevé le défi.

Les quatre partis politiques qui s'opposent au pouvoir, font bloc pour la première fois dans l'histoire, afin de destituer le Président Erdogan et en finir avec sa majorité islamiste, qui gère le pays depuis seize ans.

Tout s'est passé très vite, à tel point qu'Erdogan et Bahçeli n'ont pu voir venir l'opposition coalisée : le parti CHP (social démocrate) a prêté 15 de ses députés au nouveau parti IYI, afin qu'il puisse former un groupe au parlement, et participer aux élections législatives.

La présidente du parti IYI, Mme Aksener, candidate aussi aux présidentielles, est la rivale qu'Erdogan craint le plus. Ancienne ministre de l'intérieur du gouvernement de Mme Çiller dans les années quatre-vingt-dix, elle a intégré le parti nationaliste MHP, pour finalement le diviser et fonder le parti IYI en 2017.

L'opposition regroupée au sein d'«Union de la nation»
L'opposition unie s'appelle désormais «Union de la nation». Elle réunit les sociaux-démocrates, et toute la droite qui va du centre, aux conservateurs musulmans. Le seul parti politique qui manque à cette coalition disparate, est celui des kurdes HDP.

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Les quatre partis ont passé un accord pour voter pour leur propre candidat au premier tour des présidentielles, et soutenir le candidat qui aura le plus de voix au second tour, contre Erdogan.

Les enquêtes ne sont pas favorables à Erdogan, et l'opposition coalisée s'organise maintenant, pour empêcher les fraudes, plus que probables dans les urnes. La fin du printemps s'annonce tendue en Turquie.

Correspondance particulière en Turquie de Mine G. Kirikkanat


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