Dogan Presse Agence France | Actualite | Politique | Journal
 


Macron n'a-t-il vraiment 'pas pris l'engagement de campagne qu'il y ait zéro SDF' ?

Lors d'un débat citoyen à Bourg-de-Péage (Drôme) le président a joué sur les mots.
 "Vous avez complètement oublié les SDF", a lancé un habitant de Bourg-de-Péage (Drôme), jeudi 24 janvier, à Emmanuel Macron, lui demandant de "commencer par tenir ses promesses". "Je n'ai plus du tout confiance en les politiques. Vous aviez dit qu'à la fin de l'année il n'y aurait plus de SDF en France. Cinq cent dix sont morts l'année dernière dans les rues. Ces SDF-là, vous les avez complètement oubliés", a-t-il ajouté.

"Je n'ai pas pris l'engagement de campagne qu'il y ait zéro SDF, lui a répondu le président. J'entends beaucoup ça mais je n'ai jamais dit ça. J'ai eu un mot sur les demandeurs d'asile qui dorment dehors."

Le chef de l'Etat dit-il vrai ? Ce n'est peut-être pas un engagement de campagne, mais il avait bien lancé, le 27 juillet 2017 à Orléans, lors d'un discours sur l'accueil des migrants :
""La première bataille, c'est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus d'ici la fin de l'année avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois.""

"C'est une question de dignité, une question d'humanité et d'efficacité", avait affirmé le chef de l'Etat.

"Propagande"

Quelques mois plus tard, à l'approche de la fin de l'année, de nombreux médias n'avaient pas manqué de relever la promesse non tenue de Macron. 200.000 personnes étaient encore dans la rue, comme le remarquait RTL. Le président avait même admis son incapacité à mettre tout le monde à l'abri, devant une centaine de journalistes : "Nous n’avons pas réussi." "Il y a des publics fragiles qui sont en dehors des politiques publiques mises en place et il y a une pression migratoire forte", avait-il expliqué.

Christophe Castaner, alors président de La République en Marche, avait tenté de défendre le président, en affirmant :
""Il y a des hommes et des femmes qui refusent aussi, dans le cadre des maraudes, d’être logés parce qu’ils considèrent que leur liberté – et je n’ai pas à juger de savoir si c’est bien ou pas – les amène à ne pas être en sécurité, à l’aise, dans ces centres.""

Des propos pas vraiment du goût des associations. Le président du Secours catholique, Bernard Thibaud, invitait notamment l'actuel ministre de l'Intérieur à se joindre à une maraude "pour prendre la mesure de l’indécence de [son] affirmation. Merci de ne pas ajouter à la souffrance des personnes sans-abri une propagande niant leur combat quotidien pour rechercher un hébergement pérenne".

L. T.


:

Photos de l'article

Video de l'article

Articles similaires

 

France

Politique

Economie

Jeunesse

Culture

Technologie

Cinema Guichet

Valence ville

Drome

SPORT

Sante

Vidéos les plus vues

Monde

LE TOP 6 DES ARTICLES


siber güvenlik