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Elections municipales : l’appel des maires de droite à rejoindre Emmanuel Macron

Le Parisien s'est procuré une tribune dans laquelle des maires de droite appelent à rejoindre le camp du parti présidentiel lors des municipales. Après de récentes et nombreuses défections, c'est un mauvais signal de plus pour les Républicains.

A l’approche des élections municipales, prévues pour mars 2020, des maires de droite et du centre-droit ont rédigé une tribune, dont fait état Le Parisien, dans laquelle ils annoncent rejoindre le camp d'Emmanuel Macron. «Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite de la France, c’est pourquoi nous voulons la réussite du Président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec», assurent-ils dans le texte, porté par Christophe Béchu, maire d’Anger, qui a quitté Les Répbulicains (LR) en 2017 et soutenu La République en marche (LREM) lors des élections européennes.

Revient alors en mémoire la phrase prononcée par Gilles Boyer, eurodéputé récemment élu sur la liste de Nathalie Loiseau, par ailleurs ancien conseiller du Premier ministre Edouard Philippe, le 31 mai sur Europe 1 : «Un maire qui sera réélu avec l’apport de LREM et du MoDem sera un allié du président pour 2022. Un maire qui sera réélu sans leur apport sera un ennemi du président pour 2022.» Il s’excusera pour cette petite phrase le soir même. «Le mot est bien mal choisi, au temps pour moi. Je préconisais au contraire des alliances intelligentes avec des maires sortants qui ont bien bossé !», a-t-il admis sur Twitter. Toujours est-il que le message à l’air d’être passé.

«Nous sommes la République des solutions»

La tribune est également signée par Louis Vogel, maire de Melun qui avait démissionné des Républicains pour rejoindre Agir, Olivier Carré, édile d’Orélans ayant quitté LR pour rejoindre Le France audacieuse, mouvement lancé par Christian Estrosi, Christophe Bouchet, magistrat communal MR d’Orléans, Franck Le Bohellec, maire de Villejuif encarté chez LR ou encore Luc Bouard son homologue de La Roche-sur-Yon. A noter que la plupart d’entre eux avaient déjà commencé leur conversion au macronisme bien avant la défaite cinglante de LR aux élections européennes.

«Les Français semblent coupés en deux, entre une Europe des solutions et une Europe des problèmes, entre un avenir prometteur et des lendemains incertains», affirment-ils, ajoutant qu’«il n’est pas trop tard pour redonner au plus grand nombre confiance en l’avenir et en l’action politique». Ils rappellent dans le même temps que «le succès rencontré par le grand débat et le regain d’intérêt marqué pour les européennes nous obligent».

«Nous sommes la République des Maires et des élus locaux. La République des propositions. La République des solutions […] Nous refusons de nous laisser réduire à une étiquette, à une consigne de vote, à un appareil partisan. Notre parti, ce sont d’abord nos habitants, c’est la République», expliquent-ils se désolant qu’une «opposition systématique [au gouvernement] in fine alimente les extrêmes».

Le grand schisme chez LR, entre soutien au gouvernement ou au Rassemblement national, est donc bel et bien en marche. Encore plus depuis la démission de Laurent Wauquiez de la tête du parti et du départ surprise de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui a annoncé vouloir constituer son propre mouvement baptisé «Libres !».


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