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Le double standard de l’empire

La Centrale des travailleurs de Cuba et les syndicats se déclarent prêts à continuer à représenter les travailleurs indépendants et à défendre leurs droits, ainsi que ceux de tous les travailleurs, et renouvellent leur condamnation de l'hostilité croissante des États-Unis qui, dans leur obsession à vouloir faire plier la patrie de José Martí, applique la Loi Helms-Burton dans toute sa rigueur.

La nouvelle escalade agressive du gouvernement des États-Unis contre Cuba constitue un nouveau tour de vis du blocus économique, commercial et financier criminel exercé contre la Grande île des Antilles, et ses effets, qui se font sentir sur toute la population cubaine, nuisent à un secteur de la société que l'empire s’est hypocritement déclaré prêt à favoriser : les travailleurs indépendants.

La Centrale des travailleurs de Cuba (CTC) et les syndicats se déclarent prêts à continuer à représenter ce segment et à défendre leurs droits, ainsi que ceux de tous les travailleurs, et réaffirment leur condamnation de l'hostilité croissante du voisin arrogant du Nord qui, dans son obsession à vouloir faire plier la patrie de José Marti, applique la Loi Helms-Burton dans toute sa rigueur.

Pour l'adversaire, il doit être bien clair que ce que nous avons construit en 60 ans de Révolution est beaucoup plus grand et important que toutes les nationalisations, et constitue le patrimoine du peuple et des travailleurs, comme il est établi dans la Constitution de la République de Cuba.

De nos jours, on peut trouver des manifestations de mécontentement parmi certains membres du secteur non étatique, dont des transporteurs privés, des locataires de logements, de chambres et d'espaces, d’élaborateurs et vendeurs de produits alimentaires, ou de produits d'artisanat, face aux mesures adoptées de l'administration Trump qui interdisent l'arrivée dans notre archipel de tous types de navires en provenance des États-Unis y compris des bateaux de croisière.

L’avis d'Hector Garcia, chauffeur de taxi des Automobiles décapotables anciennes, est révélateur de ce malaise. Interrogé par l'Agence cubaine d’information (AIN), il a déclaré que « ces nouvelles dispositions sont complètement arbitraires et absurdes », avant de souligner que l'économie de nombreuses familles sera gravement affectée, car une grande partie de leurs revenus proviennent du tourisme. C’est pourquoi les propriétaires de plus de 300 voitures classiques ou de luxe associées à cette agence, comme tant d'autres, « sommes préoccupés par ce que nous réserve l'avenir ».

Il se trouve que l'intérêt des citoyens des États-Unis à découvrir la réalité de ce pays diabolisé par leur gouvernement – et le seul qu’ils ne peuvent pas visiter comme touristes – a résonné comme un signal d’alarme la Maison-Blanche lorsqu’en 2018 nous avons accueilli environ 650 000 visiteurs, pour la plupart à travers les croisières.

La réduction drastique du nombre de visiteurs en provenance de ce pays, y compris la suppression des voyages d'études « de peuple à peuple », la limitation des envois d’argent, l'obstacle de devoir aller dans des pays tiers pour faire une demande de visa pour les États-Unis et d'autres restrictions imposées par l'administration Trump, portent préjudice non seulement aux travailleurs indépendants, mais ils entravent l'acquisition de financements et de matériels pour soutenir leurs activités et leur contribution à l'économie nationale et ses priorités.

De telles conséquences ne font que confirmer la politique à double standard de l'empire qui, à un moment donné, a voulu utiliser le secteur non étatique cubain, les « entrepreneurs », comme il les appelait, comme fer de lance contre le projet socialiste en cours dans ce pays depuis plus d'un demi siècle. Ils ont négligé le fait que ces travailleurs ne sont pas étrangers au modèle économique cubain ; au contraire, ils constituent des acteurs importants dont les performances ont fait l'objet d'améliorations successives, et ils représentent aujourd'hui 13% de la population active.

Les mesures adoptées par Trump à l'égard de Cuba ne constituent-elles pas un sérieux coup pour les 595 559 personnes couvertes par cette forme de gestion, dont 32 % sont des jeunes, 35 % des femmes et 10 % sont retraités ?

Mais la préoccupation d'Hector quant à l'avenir ne doit pas constituer un frein à la recherche de nouvelles initiatives. Nous, les Cubains, avons toujours su sortir des situations difficiles, et celle-ci ne fera pas exception.

Lors de son récent 21e Congrès, la CTC a débattu des meilleurs moyens de représenter le secteur non étatique, en fonction de ses particularités, et le mouvement syndical s’est donné pour mission de suivre de près et de traiter ses préoccupations, et de renforcer son rôle dans la société.

La CTC et les syndicats continueront d'être les porteurs de ses intérêts, comme ils l'ont toujours fait pour tous les travailleurs, et ils ont pleinement conscience de leur importance et de leur capacité à contribuer à la bataille économique que nous livrons aujourd'hui et qui constitue l’un de nos principaux défis.

En dénonçant le double standard l'empire vis-à-vis du secteur non étatique, la Centrale des travailleurs de Cuba ratifie la volonté du mouvement syndical d¡accompagner ces travailleurs sur la voie tracée par la nation cubaine pour parvenir à un socialisme prospère et durable, cette prospérité qui vise non seulement la réalisation individuelle, dissociée des intérêts collectifs, comme le préconisent les porte-drapeaux du capitalisme, mais le bonheur de tous.

Nous ne nous laisserons prendre à aucun piège ou manœuvre de monsieur Trump.


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