Une responsable de Pôle emploi détourne 260 000 euros dans l’est de la France
 


Une responsable de Pôle emploi détourne 260 000 euros dans l’est de la France

Une employée d'une agence Pôle emploi a avoué avoir détourné 260 000 euros de fonds publics par un système de rétrocommission. Gonflant les indemnités des bénéficiaires, elle récupérait par la suite une partie des sommes distribuées.

Selon des informations révélées par L’Est républicain, les policiers de la brigade de sûreté urbaine (BSU) ont mis à jour un système organisé de détournement de fonds dans une agence Pôle emploi de Pontarlier (Doubs). Le quotidien régional qualifie la manœuvre d’«énorme fraude». Son auteur, une employée de l’agence, ainsi que les sept receleurs qui l’aidaient dans cette entreprise, originaires de la Franche-Comté et des Hauts-de-France, ont avoué les faits, et seront jugés en décembre pour «escroquerie par personne chargée d’une mission de service public». Ils risquent sept ans de prison et 750 000 euros d’amende.

Tout débute avec la mise en arrêt de travail de l’employée de Pôle emploi, accessoirement référente fraude de l’agence. Lorsque sa remplaçante arrive, celle-ci s’aperçoit que certains dossiers semblent pour le moins suspects. Des bénéficiaires perçoivent des indemnités trop importantes, certains même alors qu’ils sont en fin de droits. Une enquête interne est diligentée et, le 20 mai, les éléments sont transmis aux policiers de la brigade de Pontarlier.

Les enquêteurs identifient trois personnes faisant partie de l’entourage de l’employée qui pourraient être les receleurs présumés. Après une étude approfondie des relevés qui avaient été portés à leur connaissance, ils repèrent un quatrième suspect. L’employée du Pôle emploi est interpellée début juin. Selon une source proche de l’enquête, elle «reconnaît les faits et révèle que trois autres personnes s’ajoutent à la liste des receleurs» lors de son interrogatoire .

Le montant de la fraude caractérisé s’établit à plus de 260 000 euros. Le parquet de Besançon a confirmé l’affirmation auprès de L’Est républicain. La salariée inventait des emplois en Suisse aux bénéficiaires afin de gonfler leurs indemnités. Par la suite, ces derniers lui reversaient une partie des sommes reçues. Un système de rétrocommission en somme. Avec cette argent, l’employée s’est acheté une voiture et a fréquenté de grands restaurants.

Tous ont reconnu la fraude. De son côté, Pôle emploi se refuse à commenter l’affaire. «Nous ne ferons aucun commentaire à l’heure actuelle. Une procédure interne est en cours», explique la chargée de communication de l’agence.


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