Epidémie d'Ebola en RDC : l'OMS déclare l'état d'urgence mondiale
 


Epidémie d'Ebola en RDC : l'OMS déclare l'état d'urgence mondiale

La mobilisation contre Ebola s'accélère en République démocratique du Congo, après la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMC) d'élever la fièvre hémorragique au rang d'«urgence de santé publique de portée internationale».

Le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a mis en garde le 18 juillet les hommes d'Eglise et les ONG au lendemain de la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMC) de placer Ebola au rang d'«urgence de santé publique de portée internationale».

Ainsi, Oly Ilunga a demandé aux pasteurs et aux prêtres d'adopter un «comportement responsable» face à l'épidémie et de la «transparence» aux ONG en mal d'argent, maintenant qu'Ebola est une priorité mondiale de l'OMS. «Ebola est une réalité, Ebola n'a rien de surnaturel, Ebola n'a rien de paranormal», a lancé le ministre, lui-même médecin, lors d'une conférence de presse à Goma.

Un pasteur est décédé le 15 juillet après avoir été le premier cas d'Ebola diagnostiqué à Goma, grande ville d'un million d'habitants à la frontière du Rwanda. «Je rappelle également que le cas [d'Ebola] de l'Ouganda est également une famille d'un pasteur», a-t-il ajouté, en référence aux deux premiers cas transfrontaliers enregistrés dans le pays voisin mi-juin, où deux enfants sont décédés. Le ministre, qui a longtemps exercé en Belgique, a suggéré aux pasteurs des Eglises de réveil d'arrêter de toucher leurs fidèles pendant les cultes.
Le rythme de l'épidémie ne faiblit pas

En référence au patient de Goma qui a voyagé alors qu'il présentait des symptômes de la maladie, le ministre avait averti : «Le gouvernement va envisager quelles sont les mesures à prendre pour éviter que ces groupes à haut risque continuent à propager l’épidémie dans la région.» A Goma, les autorités sanitaires affirment que «tous les contacts» du pasteur «ont été retrouvés en moins de 72 heures, y compris le chauffeur du taxi-moto qu'il avait utilisé pour se rendre au centre de santé».

Le rythme de l'épidémie ne faiblit pas. Ces derniers jours, le virus a tué dix personnes dans la province du Nord-Kivu, ce qui porte le bilan total à 1 698 décès depuis le 1er août 2018, selon le dernier bulletin du ministère de la Santé. Parmi eux, 41 agents de santé. Huit des dix derniers décès ont été enregistrés à Beni, le principal foyer de l'épidémie avec Butembo-Katwa, à 50 km plus au sud. Il y a aussi «374 cas suspects en cours d’investigation» et «dix nouveaux cas confirmés», a ajouté le ministère dans son point sur la situation à la date du 16 juillet.
Exigence de «transparence» pour les ONG

Oly Ilunga a fait savoir qu'il «acceptait» la décision des experts de l'OMS, avec une mise en garde envers les ONG pour qui «urgence sanitaire internationale» signifie nouvelles subventions. «Nous espérons qu’il y aura une plus grande transparence des acteurs humanitaires par rapport à leur utilisation des fonds pour répondre à cette épidémie d’Ebola», a-t-il écrit dans un communiqué.

Le ministre a détaillé son exigence de transparence envers les ONG et partenaires impliqués dans la riposte anti-Ebola (Unicef, MSF, Oxfam...) : «Le danger à ce stade-ci c'est que plusieurs pays donateurs choisissent de donner directement certains fonds à certaines agences, à certains acteurs.»
«Redoubler d'efforts»

De son côté, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a demandé à la communauté internationale de «redoubler d'efforts» : «Nous avons besoin de travailler ensemble avec la RDC pour en finir avec cette épidémie et construire un meilleur système de santé.»

Les Etats-Unis se présentent comme le premier contributeur, via USAID avec 98 millions de dollars, selon leur ambassade à Kinshasa. L'administrateur d'USAID, Mark Green, promet «d'adapter» leur réponse, mais souligne que «d'autres donateurs doivent s'y mettre». La France a été montrée du doigt pour son absence d'engagement financier contre Ebola en RDC, théoriquement le plus grand pays francophone au monde avec ses quelque 80 millions d'habitants. Paris a réagi en nommant un «envoyé spécial».

Ainsi, Oly Ilunga a demandé aux pasteurs et aux prêtres d'adopter un «comportement responsable» face à l'épidémie et de la «transparence» aux ONG en mal d'argent, maintenant qu'Ebola est une priorité mondiale de l'OMS. «Ebola est une réalité, Ebola n'a rien de surnaturel, Ebola n'a rien de paranormal», a lancé le ministre, lui-même médecin, lors d'une conférence de presse à Goma.

Un pasteur est décédé le 15 juillet après avoir été le premier cas d'Ebola diagnostiqué à Goma, grande ville d'un million d'habitants à la frontière du Rwanda. «Je rappelle également que le cas [d'Ebola] de l'Ouganda est également une famille d'un pasteur», a-t-il ajouté, en référence aux deux premiers cas transfrontaliers enregistrés dans le pays voisin mi-juin, où deux enfants sont décédés. Le ministre, qui a longtemps exercé en Belgique, a suggéré aux pasteurs des Eglises de réveil d'arrêter de toucher leurs fidèles pendant les cultes.
Le rythme de l'épidémie ne faiblit pas

En référence au patient de Goma qui a voyagé alors qu'il présentait des symptômes de la maladie, le ministre avait averti : «Le gouvernement va envisager quelles sont les mesures à prendre pour éviter que ces groupes à haut risque continuent à propager l’épidémie dans la région.» A Goma, les autorités sanitaires affirment que «tous les contacts» du pasteur «ont été retrouvés en moins de 72 heures, y compris le chauffeur du taxi-moto qu'il avait utilisé pour se rendre au centre de santé».

Le rythme de l'épidémie ne faiblit pas. Ces derniers jours, le virus a tué dix personnes dans la province du Nord-Kivu, ce qui porte le bilan total à 1 698 décès depuis le 1er août 2018, selon le dernier bulletin du ministère de la Santé. Parmi eux, 41 agents de santé. Huit des dix derniers décès ont été enregistrés à Beni, le principal foyer de l'épidémie avec Butembo-Katwa, à 50 km plus au sud. Il y a aussi «374 cas suspects en cours d’investigation» et «dix nouveaux cas confirmés», a ajouté le ministère dans son point sur la situation à la date du 16 juillet.
Exigence de «transparence» pour les ONG

Oly Ilunga a fait savoir qu'il «acceptait» la décision des experts de l'OMS, avec une mise en garde envers les ONG pour qui «urgence sanitaire internationale» signifie nouvelles subventions. «Nous espérons qu’il y aura une plus grande transparence des acteurs humanitaires par rapport à leur utilisation des fonds pour répondre à cette épidémie d’Ebola», a-t-il écrit dans un communiqué.

Le ministre a détaillé son exigence de transparence envers les ONG et partenaires impliqués dans la riposte anti-Ebola (Unicef, MSF, Oxfam...) : «Le danger à ce stade-ci c'est que plusieurs pays donateurs choisissent de donner directement certains fonds à certaines agences, à certains acteurs.»
«Redoubler d'efforts»

De son côté, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a demandé à la communauté internationale de «redoubler d'efforts» : «Nous avons besoin de travailler ensemble avec la RDC pour en finir avec cette épidémie et construire un meilleur système de santé.»

Les Etats-Unis se présentent comme le premier contributeur, via USAID avec 98 millions de dollars, selon leur ambassade à Kinshasa. L'administrateur d'USAID, Mark Green, promet «d'adapter» leur réponse, mais souligne que «d'autres donateurs doivent s'y mettre». La France a été montrée du doigt pour son absence d'engagement financier contre Ebola en RDC, théoriquement le plus grand pays francophone au monde avec ses quelque 80 millions d'habitants. Paris a réagi en nommant un «envoyé spécial».


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