Aden perdu, un troisième coup de force contre Ben Salmane n'est pas à écarter
 


Aden perdu, un troisième coup de force contre Ben Salmane n'est pas à écarter

Depuis la perte quasi effective d'Aden, certaines rumeurs évoquent à nouveau la possibilité d'un coup de force contre Ben Salmane. À vrai dite, l'état de la guerre que ce dernier a déclenchée en 2015 contre le Yémen, à l'instigation de l'axe USA/Israël dont les visées en mer Rouge, continuent à compliquer la donne pour les populations de la région, ne s'est jamais avéré aussi dangereux pour la couronne des Salmane. Certains cercles proches du pouvoir accusent le prince héritier, affirment des sources bien informées, d'avoir cédé Aden aux Émirats et agi dans le sens d'un démembrement du Yémen qui serait un prélude à l'implosion même de l'Arabie dont le tissu démographique et tribale ressemble à celui de son voisin du nord.

Enlisé au Yémen, endetté, profondément atteint par les retombées de l’assassinat atroce du journaliste Khashoggi, l'Arabie de Ben Salmane souffre désormais d'une nette concurrence américaine sur le marché des hydrocarbures schisteux, concurrence combinée à la politique de tension américaine dans le golfe Persique qui tire paradoxalement les cours vers le bas. Les États-Unis font payer bien cher leur protection à Riyad et à vrai dire, ils ne protègent plus rien du tout. Les experts énergétiques soupçonnent même les Américains de chercher à provoquer un effondrement du régime saoudien car, une Amérique producteur du pétrole comme s'en est vanté Trump mardi en Pennsylvanie, voit dans l’Aramco un rival potentiel. Si Ben Salmane s'obstine à poursuivre sa politique, il est fort à parier que le palais se mette à s'insurger. Une première révolution de palais, on se rappelle, s’est produite quand le roi Salmane a désigné son fils comme héritier, rompant avec la tradition de la succession horizontale saoudienne. Une deuxième a eu lieu quand MBS a reconfiguré le pouvoir et a procédé à des assassinats et des arrestations de princes lors d’une opération présentée comme une mesure anti-corruption. Une troisième révolution ne serait à écarter si le sud du Yémen finit par se séparer du reste, provoquant des ondes de choc en Arabie voisine. L'incapacité de MBS à contrer l'offensive grandissante de la Résistance yéménite au sud d'Arabie est sujet d'après critiques dans des cercles proches du pouvoir.

Les tirs de missiles, des frappes au drones sont désormais journaliers à Asir, à Jizan et à Najran, soit les trois provinces que l'opposition anti MBS qualifient de "déjà perdues"! Ansarallah vient de promettre de dévoiler d'ici peu ses nouvelles capacités de défense anti-aériennes. Une DCA de la Résistance est justement ce qui manque pour le coup de grâce aux forces de la soi disant coalition pro-Riyad dans le sud saoudien.

« Dans un proche avenir, je parlerai de notre système de défense antiaérienne et de sa capacité grandissante », a récemment assuré le général Saree, cité par la chaîne yéménite Al-Masirah. « La capacité de défense militaire du Yémen sera la fierté du peuple yéménite et sera source d'admiration pour les générations futures », a confié le général Saree. La visite du porte-parole du mouvement Ansarallah et chef des négociateurs yéménites vient de se rendre à Téhéran et les experts n'écartent pas un soutien cette fois plus qu'idéologique de l'Iran à la Résistance yéménite.

Mercredi, la diplomatie iranienne a très clairement annoncé le soutien de l'Iran à "l'intégrité territoriale yéménite" et son opposition très ferme à l'implosion de ce grand pays.

Une chose est sûre : l'Arabie des Salmane se trouvent dans une très mauvaise phase. Si elle ne se décide pas de négocier au vite avec Ansarallah pour trouver un compris, il lui est impossible de rayer l'effet de boule de neige qui pourrait provoquer le démembrement du Yémen.

La chaîne d’information Al-Masirah a rapporté qu’au cours d'une opération dans la nuit de mercredi à jeudi 15 août, les forces de l’armée et d’Ansarallah ont infligé de lourds dégâts aux agresseurs en saisissant une grande quantité d’armes et de munitions. Les mercenaires de la coalition saoudienne avaient entamé quelques heures plus tôt une vaste offensive terrestre sur la zone de Jabal al-Doud (Jizan) en profitant du soutien aérien de l’armée saoudienne. Mais sans succès. Signe que l'armée de MBS désormais exclusivement composée de mercenaires soudanais, n'a d'une réelle armée que le nom.


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