Retraites, hôpitaux, EDF, enseignants, Gilets jaunes… la rentrée a déjà un agenda social chargé
 


Retraites, hôpitaux, EDF, enseignants, Gilets jaunes… la rentrée a déjà un agenda social chargé

Agenda social chargé : contre la réforme des retraites, la réorganisation d'EDF, des finances publiques ou pour défendre l'hôpital et les pompiers… Les appels à la mobilisation en septembre se multiplient, sans converger sur une date unique.

Mercredi 11 septembre : six mois après le début des grèves aux urgences, la CGT organise une journée nationale d'action élargie dans les hôpitaux publics et privés. Le syndicat lancera des appels à la grève et prévoit une manifestation à Paris. Il réclame des postes pour les urgences et tous les services hospitaliers, «l'arrêt des fermetures de lits et de services» et une hausse des salaires.

Vendredi 13 septembre : à la RATP, mobilisation contre la réforme des retraites, avec appel à la grève et rassemblement devant le siège de la régie des transports parisiens. Les syndicats Unsa, CGT, CFE-CGC, SUD, FO et Solidaires veulent sauver le régime spécial de retraite des agents de la RATP, menacé par la réforme. Ils souhaitent en particulier qu’elle tienne compte des «pénibilités liées à [leur] mission de service public». Ils annoncent «une journée noire sans transport».

Lundi 16 septembre : avocats, médecins, infirmières, kinésithérapeutes, orthophonistes et podologues, mais aussi pilotes, hôtesses et stewards sont appelés à manifester à Paris par le collectif SOS Retraites, qui réunit des syndicats, des associations et le Conseil national des barreaux. Ce collectif défend les «régimes autonomes» de retraite complémentaire de ces professions qui n'ont, selon lui, «jamais rien coûté aux contribuables».

Le même jour, Solidaires, CGT, FO, CFDT et CFTC appellent les fonctionnaires de la Direction générale des finances publiques (DGFip) à faire grève contre la réforme de leur administration. L'intersyndicale réclame de «véritables négociations». Cette réforme n’est pas encore actée, mais les syndicats redoutent qu’elle se traduise par de nombreuses suppressions de postes.

Jeudi 19 septembre : une grève est annoncée contre Hercule, le projet de réorganisation d'EDF qui prévoit de scinder les activités du groupe, l’un restant aux mains de l’Etat tandis que l’autre serait privatisé. Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CGT et FO, qui redoutent «la casse du groupe» public, prévoient également des manifestations en province et à Paris. A la demande du président Emmanuel Macron, la direction d'EDF doit faire des propositions de restructuration d'ici à la fin de l'année.

Samedi 21 septembre : Force ouvrière (FO) appelle à une manifestation nationale à Paris contre le projet de réforme des retraites. Pour la centrale syndicale, ce rassemblement pendant le week-end sera «une première étape» visant à s'opposer au projet de régime universel, comme l’a annoncé en juillet le secrétaire général de FO, Yves Veyrier. Peu après la publication des préconisations du haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, Yves Veyrier a aussi annoncé que FO pourrait appeler à la grève.

Mardi 24 septembre : la Confédération générale des travailleurs (CGT) appelle, elle, «à la mobilisation partout en France» contre la réforme des retraites «pour obliger le gouvernement à renoncer à son projet [de] régression sociale». La CGT dénonce une «réforme Delevoye/Macron [qui] ne ferait que des perdants». Elle sera soutenue par SUD-Rail, le troisième syndicat de la SNCF, qui appelle à faire grève et manifestera avec la CGT.

Jusqu'à fin octobre : mobilisés depuis fin juin, les pompiers professionnels ont prolongé leur mouvement de grève jusqu'à fin octobre. Ils dénoncent les «sous-effectifs, sur-sollicitations professionnelles et violences» à leur encontre. Le service minimum continuera d'être assuré. Une manifestation nationale devrait avoir lieu en octobre.

Septembre : la mobilisation des Gilets jaunes a diminué au cours de l’été, mais quelques centaines d’entre eux ont continué à défiler chaque samedi pendant les vacances dans toute la France. Ils ont promis un «septembre noir» au gouvernement.

Les enseignants aussi se sentent menacés par le projet de réforme des retraites. Ils protestent également contre des réformes comme la spécialisation des filières, et contre l’absence de revalorisation, depuis plusieurs années, de leur rémunération qui est une des plus faibles parmi les pays de l’OCDE.

Avec 15 ans d’expérience, un enseignant du secondaire français gagne moins que ses confrères de pays nettement moins riches sur le critère du PIB par habitant comme l’Italie, l’Espagne ou le Portugal. Des préavis de grève portant sur septembre, et même octobre, ont déjà été déposés en vue d'éventuelles actions.


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