La candidature du Français Thierry Breton à la Commission européenne validée par les eurodéputés
 


La candidature du Français Thierry Breton à la Commission européenne validée par les eurodéputés


Un mois après le rejet de la candidature de Sylvie Goulard, le Parlement européen a validé celle de l’ancien PDG du groupe Atos.

Les députés européens ont validé, jeudi 14 novembre, la candidature de Thierry Breton, proposée par la France, pour siéger au sein de la nouvelle Commission européenne avec un vaste portefeuille comprenant la politique industrielle, le marché intérieur, le numérique, la défense et l’espace.

Selon plusieurs sources parlementaires, la candidature de l’ancien PDG d’Atos a été approuvée par le PPE (droite), les libéraux de Renew Europe, le groupe Socialiste et démocrates et les conservateurs d’ECR. La gauche radicale, les écologistes et l’extrême droite, minoritaires, ont demandé que des clarifications supplémentaires lui soient réclamées par écrit.

Dans l’après-midi, M. Breton s’était efforcé d’apaiser les craintes des eurodéputés, chargés de valider sa nomination, sur les risques de conflits d’intérêts entre ses nouvelles responsabilités et ses anciennes fonctions de PDG du groupe Atos. « Il y a un certain nombre de flux entre l’entreprise que j’ai dirigée » et ce poste à la Commission, « pas énorme du reste », a reconnu M. Breton. Mais « le règlement l’a parfaitement prévu », a-t-il ajouté, citant le code de conduite des commissaires européens. Il a aussi rappelé aux eurodéputés qu’il avait déjà vendu la totalité de ses actions – pour un montant de 45 millions d’euros, selon les documents de l’Autorité des marchés financiers (AMF) – et démissionné des mandats qu’il exerçait dans divers conseils d’administration. « Je n’ai plus aucun intérêt dans les entreprises que j’ai dirigées. Zéro. Zéro ! », a-t-il insisté.

« Une seule solution, être radical »

Le Français a été globalement moins attaqué sur la question des conflits d’intérêts que le premier choix d’Emmanuel Macron pour la Commission, Sylvie Goulard, écartée début octobre pour des raisons éthiques. Les eurodéputés dénonçaient le fait que de Mme Goulard se présente devant eux pour devenir commissaire alors qu’elle avait démissionné du gouvernement français en raison de l’affaire des emplois présumés fictifs de son ancien parti, le Modem. Contrairement à Mme Goulard, M. Breton, le premier grand patron de l’histoire de l’UE candidat aux fonctions de commissaire, bénéficie du soutien du PPE (droite), le premier parti européen.

Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet par les élus écologistes, de gauche radicale, d’extrême droite et socialistes, le Français a promis d’être « radical » pour éviter les soupçons « Il n’y a qu’une seule solution, être radical. Je dis bien “radical” », a insisté l’ancien ministre de l’économie (2005-2007), qui brigue un large portefeuille économique comprenant plusieurs secteurs directement en lien avec son ancienne entreprise.

Le candidat de la France à la Commission européenne, Thierry Breton, lors de son audition par les députés européens, le jeudi 14 novembre à Bruxelles.
Le candidat de la France à la Commission européenne, Thierry Breton, lors de son audition par les députés européens, le jeudi 14 novembre à Bruxelles. Francisco Seco / AP

Les députés européens ont validé, jeudi 14 novembre, la candidature de Thierry Breton, proposée par la France, pour siéger au sein de la nouvelle Commission européenne avec un vaste portefeuille comprenant la politique industrielle, le marché intérieur, le numérique, la défense et l’espace.

Selon plusieurs sources parlementaires, la candidature de l’ancien PDG d’Atos a été approuvée par le PPE (droite), les libéraux de Renew Europe, le groupe Socialiste et démocrates et les conservateurs d’ECR. La gauche radicale, les écologistes et l’extrême droite, minoritaires, ont demandé que des clarifications supplémentaires lui soient réclamées par écrit.

Dans l’après-midi, M. Breton s’était efforcé d’apaiser les craintes des eurodéputés, chargés de valider sa nomination, sur les risques de conflits d’intérêts entre ses nouvelles responsabilités et ses anciennes fonctions de PDG du groupe Atos. « Il y a un certain nombre de flux entre l’entreprise que j’ai dirigée » et ce poste à la Commission, « pas énorme du reste », a reconnu M. Breton. Mais « le règlement l’a parfaitement prévu », a-t-il ajouté, citant le code de conduite des commissaires européens. Il a aussi rappelé aux eurodéputés qu’il avait déjà vendu la totalité de ses actions – pour un montant de 45 millions d’euros, selon les documents de l’Autorité des marchés financiers (AMF) – et démissionné des mandats qu’il exerçait dans divers conseils d’administration. « Je n’ai plus aucun intérêt dans les entreprises que j’ai dirigées. Zéro. Zéro ! », a-t-il insisté.

« Une seule solution, être radical »

Le Français a été globalement moins attaqué sur la question des conflits d’intérêts que le premier choix d’Emmanuel Macron pour la Commission, Sylvie Goulard, écartée début octobre pour des raisons éthiques. Les eurodéputés dénonçaient le fait que de Mme Goulard se présente devant eux pour devenir commissaire alors qu’elle avait démissionné du gouvernement français en raison de l’affaire des emplois présumés fictifs de son ancien parti, le Modem. Contrairement à Mme Goulard, M. Breton, le premier grand patron de l’histoire de l’UE candidat aux fonctions de commissaire, bénéficie du soutien du PPE (droite), le premier parti européen.

Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet par les élus écologistes, de gauche radicale, d’extrême droite et socialistes, le Français a promis d’être « radical » pour éviter les soupçons « Il n’y a qu’une seule solution, être radical. Je dis bien “radical” », a insisté l’ancien ministre de l’économie (2005-2007), qui brigue un large portefeuille économique comprenant plusieurs secteurs directement en lien avec son ancienne entreprise.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi De la direction d’Atos à Bruxelles, Thierry Breton, un patron très politique

Sur le fond, M. Breton a jugé, jeudi, « urgent » de « préparer la croissance de demain en investissant » dans les technologies de l’avenir, comme la 5G, la 6G, l’intelligence artificielle, les véhicules autonomes et les batteries électriques. Il a dit comprendre « la crainte des technologies concernant leur impact social » et promis de « ne laisser jamais personne au bord du chemin ».

Les eurodéputés doivent également se prononcer en fin d’après-midi sur le sort des commissaires hongrois et roumain, également auditionnés jeudi. Ces trois auditions étaient les derniers obstacles que doit franchir la prochaine présidente, Ursula von der Leyen, qui peine à mettre en place son équipe. Un feu vert des eurodéputés placerait l’Allemande en bonne position pour remplir l’objectif d’une prise de fonctions, déjà retardée d’un mois, le 1er décembre.


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