Une troisième base russe sur les frontières turques, Ankara/OTAN ont presque perdu
 


Une troisième base russe sur les frontières turques, Ankara/OTAN ont presque perdu

Ce mercredi matin, le régime israélien a pris pour cible de ses missiles la banlieue de Damas. Des frappes que Tel-Aviv a comme toujours placées sous le label "anti-iran" et qui ne peut guère changer grand-chose: l'État syrien a gagné son pari dans le nord-est. Plus d'un mois après le début de l'opération "Source de paix", l'armée turque et ses mercenaires terroristes sont réduites à la portion congrue tandis que les États-Unis n'agissent qu'en catimini faisant des allers-retours entre l'Irak et le Nord-est syrien pour se rendre plus au sud vers Deir ez-Zor. Pire pour le camp atlantiste, l’armée syrienne continue à reprendre le terrain perdu: cinq nouvelles localités dans le nord-ouest de Hassaké viennent de tomber sous contrôle de l'État syrien et ce sur fond d'une présence russe qui s'élargit sur les frontières avec la Turquie avec désormais l'implantation d'une troisième base à Qamichli.

Selon la chaîne de télévision Al-Ikhbariya, l’armée syrienne a déployé ses soldats à Tall Tamer, dans le nord-ouest de Hasské, et avancé sur 10 kilomètres de profondeur dans cinq villages au Nord syrien.

L’agence de presse syrienne SANA a publié des images montrant le cantonnement des forces de l’armée syrienne dans ces villages: al-Dachicha, al-Tawila, Umm al-Khair et Chawich. Plus tôt mardi, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Miqdad a une nouvelle fois souligné que la Syrie ne permettrait ni à la Turquie ni aux États-Unis d'occuper ne serait-ce qu'une seule parcelle du territoire syrien. « La Turquie devra préserver sa sécurité à l'intérieur de ses frontières, loin de toute agression contre ses voisins. N'importe quel acte d'agression recevra une riposte, qu'elle vienne de la part de la Turquie ou d'Israël ou des États-Unis. L'État et la nation syriens feront face aux agresseurs » a mis en garde Miqdad tout en appelant les Kurdes à "mettre un terme à leur double jeu" et à "respecter l'intégrité et la souveraineté de l'État".

La Turquie pourra-t-elle réussir son projet ?

Même un changement de démographie des régions occupées ne semble plus être efficace vu l'insécurité et les manifestations anti-Turquie qui gagnent les régions occupées par Ankara. L'ambassadeur de Syrie en poste à Moscou, Riyad Haddad a indiqué mardi que la Turquie tentait de renforcer sa présence dans les zones occupées syriennes en mettant en œuvre une politique de changement du tissu démographique : « La Turquie n'a pas cessé d'ériger son drapeau sur les territoires occupés. Il a également rouvert des établissements gouvernementaux pour suivre la politique de changement démographique dans ces régions. Nous sommes de retour à l'époque médiévale, époque à laquelle tout pays pouvait occuper une partie du territoire d’un autre pays », a précisé le diplomate syrien en affirmant que cette méthode ne répondait plus.

L’ambassadeur syrien en Russie a indiqué : « Les terroristes sont soutenus financièrement, politiquement et militairement par d'autres terroristes et semblent oublier que ces actes vont à rebours des règles internationales. »

C'est dans ce contexte d'enlisement que le Premier ministre turc a menacé lundi de reprendre l'opération militaire dans le nord de la Syrie, menace à laquelle la Russie a vivement réagi. « On s'étonne des accusations de la Turquie qui critique la Russie pour avoir manqué à ses engagements. Une relance de l'action militaire dans le nord compliquera encore davantage la donne », a affirmé mardi la Défense russe. Alors Ankara et OTAN semblent avoir été totalement "neutralisés" par Syrie et alliés. Depuis que la Russie possède une nouvelle base sur les frontières turques, les choses ont changé.


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