PCF: Dans la rue, toutes générations confondues.
Les mobilisations populaires du 17 octobre illustrent l’ampleur de la colère sociale qui a pris racine dans tout le pays face à l’augmentation continue du coût de la vie, la stagnation des salaires, le démantèlement de l’ensemble des services publics et un gouvernement qui, aveugle et sourd aux difficultés des Français, défend un budget austéritaire pour 2027 pire que tous ceux présentés depuis le début de l’ère Macron.
Ces manifestations portent une tonalité nouvelle. Transgénérationnelles, elles rassemblent travailleurs du public comme du privé, étudiants, lycéens et retraités dans une même volonté de mettre un coup d’arrêt aux politiques macronistes qui ont fait tant de mal à notre pays.
Les revendications des manifestants portent l’aspiration commune à vivre mieux, à construire un avenir collectif et à stopper le grand sabotage organisé des capacités intellectuelles, productives et agricoles de notre pays.
Les violences qui ont eu lieu aujourd’hui et qui ont abouti au saccage d’équipements publics, à l'incendie de la mairie de Limoges et à des pillages dans plusieurs villes de France sont inqualifiables. Nous les dénonçons. Aucune colère ne peut justifier une telle violence. Surtout, elles sont une aubaine pour le pouvoir macroniste qui les utilise pour décrédibiliser le mouvement et invisibiliser les revendications des 800 000 manifestants qui, très majoritairement, ont défilé pacifiquement à travers toute la France. Les auteurs de ces violences doivent être poursuivis et condamnés. Ils sont dans ces journées de mobilisation, les meilleurs alliés de la réaction.
La répression historique et inacceptable qui s’est abattue sur les lycéens et la gestion du maintien de l’ordre telle qu’on a pu la vivre aujourd’hui encore, témoignent de la volonté du président de la République et du gouvernement de Sébastien Lecornu d’empêcher à tout prix l’expression légitime de la colère sociale et d’éviter toute convergence des nombreuses luttes en cours dans le pays.
Pour faire entendre notre voix, pour exiger des mesures immédiates en faveur des salaires, du pouvoir d’achat, des services publics; pour faire baisser rapidement les prix de l’essence, de l’électricité et du gaz; pour obtenir une hausse des salaires et des pensions ; pour mettre fin à l’austérité sans fin qui nous est promise, le PCF appelle, aux côtés des forces syndicales, à construire le 5 novembre, une journée de grèves et de manifestation qui mette le pays à l’arrêt et oblige le gouvernement à répondre à la colère sociale.
Parti Communiste Français,
le 17 octobre 2026.








