La médaille de Cuba

Cuba ne renonce pas à rester parmi les premiers pays au tableau des médailles aux Jeux olympiques. Pour ce faire, notre pays débarquera à Tokyo le mois prochain avec une délégation d’environ 75 sportifs.

Cuba ne renonce pas à rester parmi les premiers pays au tableau des médailles aux Jeux olympiques. Pour ce faire, notre pays débarquera à Tokyo le mois prochain avec une délégation d’environ 75 sportifs. Cela signifie qu'un tel objectif exige une grande efficacité compétitive, juste à l'un des moments les plus critiques, non seulement pour le sport, mais pour toute la société, en raison de la recrudescence du blocus qui nous est imposé par les États-Unis, de la situation épidémiologique régnante provoquée par la covid-19, et de la crise mondiale qui en découle, qui a mis à nu les carences des politiques sociales dans le monde entier.

On pourrait penser que c'est du romantisme ou un rêve irréalisable. Cependant, tout comme le socialisme, de par son essence humaniste, est capable de lutter, comme l'a fait ce petit pays, contre un géant qui grossit comme une boule de neige, car c'est ce qui s'est passé avec la pandémie, il est également capable de résister de manière créative.

Assister au coup d’envoi des Jeux olympiques coûte cher, mais monter sur le podium est de plus en plus un privilège des grands centres de pouvoir. C'est pourquoi, lorsque l'on regarde le classement historique des médailles, en plus de cent ans d'existence de ces événements, le fameux Top 20 ressemble plus à un sommet du G-20 qu'à une compétition sportive. La seule exception est la présence d’une petite nation qui a pour frontières l’océan Atlantique et la magnifique mer des Caraïbes. Dans ce groupe restreint, à la grande fierté non seulement de ceux qui l’habitent, mais aussi de l'ensemble du Tiers monde, Cuba figure à la 16e place.

Notre pays a maintenant pour ambition de figurer parmi ces deux douzaines. Pourquoi une telle prétention, qui n’est nullement injustifiée ? Car lorsqu'il n'a pas pu participer à 22 stages d’entraînement prévus ou qu'il a manqué 11 compétitions importantes, il s'est organisé avec ses propres forces. Des provinces comme Camagüey, Sancti Spiritus ou Ciego de Avila, ont accueilli les sportifs et permis de remplir ces objectifs de préparation, avec le soutien des structures du gouvernement, du Parti et des institutions de ces territoires. C'est cela le socialisme, une œuvre des masses qui interagissent et s’intègrent pour atteindre le but. Voilà comment nous avons résisté.

Pour aller de l'avant, il a fallu apporter l'élément créatif, car rien de semblable ne s’était produit auparavant, quatre mois avant la date des Jeux olympiques. Le grand rendez-vous sportif a été reporté d'une année et, au milieu de toutes ces difficultés, les plans ont dû être réajustés. Puis vint l'aide de la science : les médecins du sport, le Centre de recherche sur le sport, le Laboratoire antidopage et l'Université ont contribué à un état qui, bien qu'il représente un coût et ne soit pas idéal, nous permet de rester positifs quant à nos possibilités de figurer parmi cette vingtaine de pays d'avant-garde.

Toute ressemblance avec les paroles de clôture du 8e Congrès du Parti du Premier Secrétaire et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, lorsqu'il a signalé que « nous ne nous contentons pas de maintenir les forces potentielles dont dispose le pays au niveau de la survie... Nous résisterons, de manière créative, par l'analyse profonde et réelle de chaque situation, en faisant appel aux connaissances des experts, en encourageant la participation populaire et l'innovation », n'est pas une pure coïncidence, c'est leur application.

Lorsque nous verrons hisser le drapeau national lors des remises des médailles ou évoluer nos sportifs sur la scène des compétitions, n'importe quel Cubain, homme ou femme, pourra dire fièrement : « Je suis là ! », parce qu'il/elle aura participé à cet effort.

Sans triomphalisme, Cuba sera attentive aux performances de ses sportifs en athlétisme, en boxe, en judo, en lutte, en tir, en canoë et en taekwondo, car en eux résident les principales possibilités de médailles, mais notre pays applaudit déjà tous ceux qui se sont battus et ont gagné le droit de la représenter


: