Zone tampon "turque" est morte .... A quoi rime la marche arrière Turquie/Israël/USA dans le nord de la Syrie?

Le dimanche 29 mai en début de la soirée, alors même que le monde entier s’attendait à ce que l’armée du Sultan Erdogan dont les unités avaient bien franchi  dès le mercredi 26 mai, les frontières du nord syrien et ce, dans le strict objectif de non seulement créer une dite « zone tampon » longue de 30 km où réimplanter des milliers de terroristes en renfort à ceux déjà vivotant à Idlib, et à al-Bab et ailleurs mais encore de renforcer la machine de guerre anti-Russie au Levant, en s’emparant, une fois la « zone tampon » établie, d’Alep, ville stratégique située à 6 km de la côte ouest syrienne et ses deux bases navale et aérienne russes soit Hmeimim et Tartous,  Ankara a pris ce même monde de court :

Des sources liées à Ankara ont annoncé que la Turquie avait dit aux chefs des groupes terroristes à sa solde que la fête est bel et bien finie et qu’en raison de « certaines difficultés », l’opération militaire dans le nord de la Syrie avait été reportée, opération qui aurait dû ramener les compteurs de la guerre à zéro, soit en 2016, et satisfaire via, cette fois, un scénario de face-à-face armée turque/armée syrienne la soif pétrolivore des bandits américains sur la rive est de l’Euphrate, tout en aidant dans le même temps l’Armée de l’air sioniste, littéralement mise KO dans le ciel syrien pour cause d’une DCA à toute épreuve dont les tirs vont jusqu’à Haïfa, Tel-Aviv ou Négev, à se refaire une santé pour ne plus avoir à recourir dans sa campagne de guerre dans la guerre aux missiles antichars et à les faire passer pour les engins sol-sol car le taux d’interception des croisière Delilah a dépassé rien que lors des raids de 13 et 19 mai les 90%.

Quelle mouche a piqué Erdo pour avoir tourné sa veste une énième fois juste après que les médias américains eurent fait part de la prochain visite de Biden à Ankara et que son MAE s’est rendu à Tel-Aviv, prêter allégeance aux Sionistes ? D’aucuns relèveraient et non sans raison ce raid direct contre l’armée turque mené par les chasseurs russes le samedi 28 mai peu après que la Turquie eut la très mauvaise idée de pilonner à coup d’artillerie lourde les positions de l’armée syrienne à Tal Tamar et Abu Rassin dans le nord est de Hassaké.

Que soit dit en passant, ce raid direct qui a sommé le glas du cirque « Astana » a fait suite à un large déploiement de renfort à la base aérienne russe à Qamichli, cette base d’helico, située à deux pas d’Erbil et de son réseau de trafic du pétrole syro-irakien en faveur d’Israël par la Turquie que Moscou a tenu à garnir d’hélico d’attaque Ka-52 et de chasseurs bombardiers Su-34 à la fois pour couper court aux rumeurs d’un retrait de soldats russes de Syrie qu’Erdogan et ses parrains américano-sionistes semblaient avoir cru mais aussi pour faire comprendre au bras méditerranéen de l’OTAN, Turquie,que les 92 jours de guerre anti-OTAN en Ukraine a changé trop de choses pour que le Kremlin continue comme au bon vieux temps à pardonner au Sultan ses trop grosses incartades.

D’ailleurs presque au moment où les premières bombes russes se faisaient larguer sur l’armée turque, les agences ont fait état de la saisie de deux bateaux de pêche turcs par les gardes-côtière russes, non loin de la Crimée, signe que cette histoire de la convention de Montreux invoquée ridiculement par le Sultan pour fermer Bosphore et Dardanelles à la flotte russe n’avait nullement convaincu le Kremlin, non plus cette fermeture du ciel turc aux chasseurs russes, il y a de cela quelques temps et qui a poussé l’aviation russe à transiter via le ciel irano-irakien.

Or s’il est vrai qu’aucun chroniqueur digne de ce nom n’oserait contester le poids de la colère russe dans cette marche arrière turque en Syrie, il est aussi vrai que ce méga reculade, le Sbire Erdogan n’en porte pas seul le chapeaux : il y a aussi l’imparable duo US/Israël qui aurait concédé à ce qu’Ankara jette l’éponge non pas parce que, comme le colporte la masse média, les Américains se seraient sentis vexés par le sang kurde syrien  versé ces trois derniers jours sous les obus de mortiers turcs mais par cet espèce de phénomène complément inattendu qui est en train de se produire et dont l’écho touche entre autres lieu la Syrie : de quoi s’agit-il au juste ?

D’une alliance qui se succède à un partenariat : de 2011 au février 2022, la Russie a appuyé en allié fidèle la Syrie sans pour autant choisir d’être bien qu’un sympathique partenaire pour la Résistance. Et bien depuis l’intervention russe en Ukraine c’est ce verrou qui saute un peu plus, à chaque jour qui passe. Ainsi au redéploiement de la  Résistance à travers la Syrie que les médias dominants ont tenté de décrire en une conséquence naturelle » de « l’enlisement russe en Ukraine » a succédé cette première démonstration synergique de force anti-US, anti-Otan anti-Israël de l’axe Russie-Résistance.

Samedi, soit une dizaine de jours après que les S-300 russes ont tiré sur les F-16 israéliens à Masyaf provoquant un électrochoc au sein de l’armée israélienne jusqu’ici traitée plutôt en collègue par les Russes, une salve de missile « iranienne »  a accompagné le raid russe contre l’armée turque. Où sont tombés ces missiles qui dixit Avia.pro, site proche de la Défense russe ont été « tactiques » et tirés « directement d’Al-Mayadin, » haut lieu de la Résistance sur la rive est de l’Euphrate ? A al-Omar pardi où la mafia américaine de contrebande du pétrole syrien détient toute sa baraque.

« Il y a quelques heures, 6 frappes de missiles ont été menées sur le territoire de la base militaire américaine située dans la province syrienne de Deir ez-Zor. Comme on l'a appris, des missiles à courte portée ont été utilisés pour des frappes (leur type n'a pas été divulgué - ndlr). Dans le même temps, comme indiqué, l'installation militaire américaine a subi de très graves dommages et de pertes éventuelles. Selon l'agence de presse syrienne North Press Agency, Al-Omar dans la province de Deir ez-Zor a été attaquée par les forces iraniennes et pro-iraniennes. Dans le même temps, il est à noter que les frappes ont été lancées à une grande distance et avec une précision inouïe. …Des unités pro-iraniennes ont effectué des guidages de missiles. Cela n'exclut pas la possibilité que des missiles guidés aient été utilisés…. Pour le moment, le commandement du groupement militaire américain en Syrie ne commente pas l'attaque, à la suite de quoi il n'a pas encore été possible d'établir l'ampleur de l'attaque. »

Et ce n’était pas tout : car toujours en cette nuit de samedi à dimanche, a aussi éclaté une opération de drone anti-OTAN à Hassakeé. SouthFront, site libanais écrit :

« Trois hommes ont été tués lorsqu'une explosion a détruit leur véhicule, un SUV Hyundai Santa Fe, dans la région d'al-Alia au sud de la ville occupée par la Turquie de Ras al-Ain dans la campagne nord de Hassaka. Les deux hommes tués dans l'explosion ont été identifiés comme étant Ahmed al-Abed al-Hamza, un commandant de la division Mu'tasim soutenue par la Turquie, et Abu al-Nour al- Jawani, également connu sous le nom de "Abu al-Nour Markadah". Le troisième homme aurait été le père d'al-Hamza. Est-ce la Russie ? Non puisque l’usage de drone n’est pas une pratique russe. Tout porte à croire que ce sont des Loiterig munition made in Iran qui on passé à l’acte ou alors des antichars thermobarique que les Iraniens ont depuis quelques temps fait entrer en scène».

De quoi pourrait-il s’agir ? Du TOW iranien « Toufan » qui possède une gamme très variée toute équipée de tête thermobarique. Le Toufan-4 a par exemple une portée entre 100 à 3 750 m, une vitesse finale de 310, et une vitesse moyenne de 178 m par seconde. Il pèse 20 kg dont 3.5 pour sa tête thermobarique. Le Toufan-4 a une longueur de 117,2 et un diamètre de 15,3 cm et un temps de vol de 21 secondes.

Normalement, 1 à 2 missiles Toufan-4 peuvent être tirés par minute. Ce missile peut être utilisé à des températures allant de moins 32 à plus de 60 degrés. Ou encore le Toufan-6 qui dispose lui aussi d’une tête thermique et se ressemble beaucoup au Toufan de base, à cette différence près que tout le fuselage de ce nouveau modèle a le même diamètre, ce qui augmente le volume du fuselage du missile à l'avant, et partant le volume de l'ogive, de sorte que l'ogive de ce modèle est passée de 3,5 kg (Toufan-4) à 5 kg.

Le Toufan-6 a une portée de 100 à 3 500 mètres, une masse totale de 21 kg et une vitesse moyenne de 170 mètres par seconde. Comme les Toufan 4 et 5, ce missile est capable de tirer depuis un lanceur terrestre fixe, des blindés et des hélicoptères et des drones . La méthode de guidage de cet échantillon est la même que le modèle de base : commande à la ligne de visée semi-automatique. Le Toufan-7 pèse 21 kg avec une tête thermobarique de 5. 600 g, avec une portée d’environ 3 500 mètres et une vitesse de 170 mètres par seconde. Sa tête n’en est que plus lourde et plus destructrice.

En Syrie où en est donc la guerre ? A une fusion totale Russie-Résistance qui donne des raids bien complexes à l’avion au drone et aux missiles à même de briser les plus solides des scénarios d’un retour à la case départ… Erdogan l’a compris, Israël finira par le comprendre.. Quand aux Yankees, ils s’en fichent de tout le monde du moment que leurs pertes comme celles infligées à al-Omar ne seront pas médiatisées ….


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