France : nouvelle interdiction à manifester contre les "violences policières"

Une cinquantaine d’organisations de gauche dont La France insoumise (LFI), Europe Écologie-Les Verts (EELV), la Confédération générale du travail (CGT) ainsi que le Comité Adama Traoré ont dénoncé la nouvelle interdiction de manifester samedi 15 juillet à Paris contre les « violences policières », selon Le Figaro.

Les juges des référés du tribunal administratif de Paris ont confirmé l’interdiction de la manifestation prévue place de la République, selon l’avocate des organisateurs et de la préfecture de police.

Ceci intervient alors que la marche de samedi 8 juillet en hommage d’Adama Traoré, plaqué au sol par des policiers et tué par asphyxie, a été interdite par le préfet de police du Val-d’Oise. Malgré cette interdiction, des milliers de Français sont descendus dans la rue en mémoire d’Adama afin d’exprimer leur protestation.

En marge de ce rassemblement, la police française a sévèrement réprimé les manifestants, dont le frère d’Adama, Youssef Traoré, qui a été interpellé et se trouvait toutefois samedi soir en garde à vue au commissariat du Ve arrondissement parisien. En outre, de nombreux rapports ont fait état de passages à tabac des journalistes et des photographes lors des manifestations de samedi 8 juillet.

En ce qui concerne la nouvelle interdiction de manifestations en France, Lucie Simon au nom de la Coordination nationale contre les « violences policières », composée d’une cinquantaine d’organisations, a déclaré : « Une telle décision laisse un goût amer d’incompréhension chez les organisateurs, se sentant muselés dans leur droit le plus fondamental d’expression ».

« Si on veut juguler la colère, il faut canaliser son expression démocratique », a-t-elle plaidé au nom des organisateurs.

À noter qu’au cours des dernières semaines, l’Hexagone a été le théâtre des manifestations contre la mort d’un adolescent franco-algérien de 17 ans, Nahel, tué par le tir d’un policier.

Ces protestations consécutives ont amené le gouvernement d’Emmanuel Macron à mobiliser 130 000 forces de l’ordre, des véhicules blindés, des hélicoptères, des drones et des canons à eau pour assurer le maintien de l’ordre pendant la fête nationale le 14 juillet.

À ce propos, le bilan provisoire du ministère de l’Intérieur établi à 5 h 30 a montré qu’au cours de la nuit du vendredi à samedi 15 juillet, 255 véhicules ont été incendiés. Il y a eu également 96 interpellations et 7 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés.


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