Javier Bardem, Ken Loach et Mark Ruffalo parmi les nouveaux signataires de la tribune anti-Bolloré
Javier Bardem, Ken Loach et Mark Ruffalo parmi les nouveaux signataires de la tribune anti-Bolloré
Le texte dénonçant « l’emprise de l’extrême droite » sur le milieu du cinéma par Canal+ et son actionnaire de référence Vincent Bolloré revendique désormais plus de 3 400 signataires.
Le collectif Zapper Bolloré a annoncé, jeudi 21 mai, que l’acteur espagnol Javier Bardem, le réalisateur britannique Ken Loach et l’acteur américain Mark Ruffalo avaient rejoint les signataires de la tribune s’inquiétant de la mainmise de l’homme d’affaires conservateur Vincent Bolloré sur le milieu du cinéma.
D’après le collectif, 3 460 professionnels du secteur ont désormais signé cette tribune ; ils étaient 600 avant la déclaration du président de Canal+, Maxime Saada, dimanche. Il avait affirmé ne plus vouloir travailler avec les signataires du texte, qui dénoncent « l’emprise de l’extrême droite » sur le cinéma par Canal+, dont Vincent Bolloré est l’actionnaire de référence.
Aucun des nouveaux signataires mis en avant par Zapper Bolloré n’est français. On compte parmi eux la Palestinienne Annemarie Jacir, le Finlandais Aki Kaurismaki, le Grec Yorgos Lanthimos ou encore le Brésilien Walter Salles.
Jonathan Cohen dit « comprendre la peur légitime » des signataires
La sortie de Maxime Saada en plein Festival de Cannes a créé un certain émoi dans le monde du cinéma, plusieurs acteurs et réalisateurs s’inquiétant d’une menace pour la liberté d’expression. Jeudi, l’acteur Alain Chabat, figure de « l’esprit Canal », a déploré auprès de l’Agence France-Presse (AFP) le « coup de pression à deux balles » du patron du groupe.
L’acteur Jonathan Cohen, qui partage l’affiche avec Alain Chabat dans Vertige, un film d’animation réalisé par Quentin Dupieux, a déclaré « comprendre la peur légitime » des signataires de la tribune, lors d’un entretien à l’AFP. Jonathan Cohen, lui-même coréalisateur de La Flamme, une série humoristique diffusée sur Canal+, assure que les équipes du groupe Canal+, dont Laurent Hassid, directeur des acquisitions cinéma, et Maxime Saada « protègent » et « font de Canal une espèce d’îlot qui, pour l’instant, produit des films français dans sa pluralité ».
Le Monde avec AFP








